Portraits

  • Benjamin Yeou : « Au début, je me trouvais nul… »
    Cette saison, Benjamin a réalisé un parcours exceptionnel. Pour sa première année en catégorie minime, il s'est notamment illustré en remportant le championnat régional, une performance qu'il n'imaginait pas forcément atteindre.

    « J’étais vraiment surpris d’avoir ce niveau-là », confie-t-il avec beaucoup de modestie. C’est d’ailleurs ce titre régional qui constitue sa plus grande fierté.

    Pourtant, lorsque je lui demande quel est son meilleur souvenir de la saison, sa réponse est différente. Sans hésiter, il évoque le championnat départemental par équipes. Plus que le résultat, c’est l’esprit collectif qu’il retient, ainsi que la journée de cohésion passée avec les judokas de différentes catégories. Une belle preuve que, dans le judo, les plus beaux moments ne sont pas toujours ceux où l’on monte sur un podium.

    Se dépasser… et retrouver les copains

    Pour Benjamin, chaque entraînement a un objectif : progresser en vue des compétitions.

    « La compétition me permet de me challenger et de retrouver les copains des autres clubs. »

    Mais le plaisir est aussi présent au quotidien. Les entraînements sont l’occasion de retrouver ses amis du club, de travailler ensemble et de continuer à progresser.

    Des objectifs ambitieux… mais réalistes

    Après une telle saison, Benjamin regarde déjà vers l’avenir. Son rêve ? Monter un jour sur un podium des championnats de France, ou réaliser une belle performance en catégorie Espoirs Cadets.

    Quand on connaît ses résultats obtenus dès sa première année chez les minimes, on se dit que ces objectifs sont loin d’être irréalistes.

    Une organisation bien rodée

    Le judo n’est pourtant pas sa seule passion.

    Benjamin pratique également le violoncelle au conservatoire. Il joue en orchestre, participe à des concerts et consacre plusieurs heures chaque semaine à la musique. À cela s’ajoutent les cours du collège, où il obtient de bons résultats, notamment en mathématiques et histoire-géographie.

    Son secret ?

    « Je m’organise. Je fais mes devoirs le week-end, le mercredi après-midi est consacré à la musique, et ça me permet de garder du temps pour les entraînements de judo. »

    Une organisation qui lui permet de mener de front toutes ses activités sans en sacrifier aucune.

    « Ne jamais abandonner »

    Quel conseil donnerait-il à un jeune qui débute le judo ?

    Sa réponse est sans détour :

    « Il ne faut pas s’arrêter. Au début, je me trouvais nul, mais il faut continuer à s’entraîner. »

    Des mots qui font écho à une phrase bien connue dans notre club :

    « Une ceinture noire est une ceinture blanche qui n’a jamais abandonné. »

    Pour les adolescents qui souhaiteraient commencer le judo, Benjamin insiste aussi sur quelques bases essentielles : apprendre à bien chuter pour éviter les blessures, écouter attentivement les conseils des enseignants, et travailler les techniques aussi bien à droite qu’à gauche dès le début. Selon lui, cette polyvalence fait une vraie différence dans la progression.

    Un modèle venu du Japon

    S’il pouvait inviter un champion à un entraînement du Judo Club d’Annecy, Benjamin choisirait sans hésiter le champion japonais Shohei Ono.

    Ce qu’il admire chez lui ? Sa discrétion en dehors des tatamis, son efficacité en compétition et sa capacité à réaliser sa technique favorite dans toutes les directions, quel que soit son adversaire.

    Une inspiration qui lui ressemble finalement assez bien : discret, appliqué et redoutablement efficace lorsque vient le moment de combattre.

    Et en dehors du tatami ?

    Benjamin aime également les mangas, notamment One Piece, dont il apprécie l’aventure et la quête permanente d’un objectif à atteindre.

    L’année prochaine sera aussi marquée par une expérience qu’il attend avec impatience : le voyage du club au Japon. Pendant deux semaines, il participera à des entraînements avec des judokas japonais tout en découvrant leur culture. Une formidable aventure qui promet de nourrir encore davantage sa passion pour le judo.

    Nous lui souhaitons une excellente saison 2026-2027 et avons hâte de suivre la suite de son parcours !

    Palmarès 2025-2026

    • 🥇 Champion régional FFJudo minimes (-50 kg)
    • 🥇 Champion interdépartemental FFJudo minimes (-50 kg)
    • 🥈 Vice-champion de Haute-Savoie FFJudo (-46 kg)
    • 🏅 Qualifié pour la Coupe de France FFJudo
    • 🤝 Sélectionné comme titulaire dans l’équipe de Haute-Savoie aux championnats de France par équipes, 5ᵉ place
    • 🥇 Champion de France FSGT minimes (titre obtenu avec le club de Seynod)

  • Pierre Caddau, 16 ans, arbitre international : un rêve devenu réalité

    À seulement 16 ans, Pierre Caddau a vécu une expérience que peu de judokas peuvent raconter : arbitrer une compétition internationale. Les 5 et 6 décembre 2025, il était à Kinshasa, en République Démocratique du Congo, pour officier comme arbitre central lors du Championnat international des jeunes de la Francophonie.

    Un rêve de gosse devenu réalité.

    « Je me revois petit regarder les arbitres à la télé… et là me dire que j’étais là où j’avais rêvé d’être, c’était assez spécial. »

    Sélectionné dans le cadre de son service civique à la Confédération Internationale des Unions Sportives Francophones (CIUSF), Pierre ne s’est pas contenté d’être arbitre : il a aussi participé activement à l’organisation de l’événement (gestion des judogis, des médailles, des balances, interviews des athlètes…). En faisant part de sa passion pour l’arbitrage, une opportunité exceptionnelle lui a été offerte. Officiellement convoqué par la Fédération Nationale de Judo de la RDC, il s’est retrouvé au cœur d’un événement d’envergure.

    Parmi 11 arbitres présents (5 du Congo-Brazzaville, 5 de la RDC et lui, seul Français), Pierre a été celui qui a arbitré le plus de combats. À 16 ans. Il a notamment dirigé des finales dans une ambiance qu’il décrit comme « incroyable », avec un public en fusion à chaque action. « À chaque chute, tout le public criait, peu importe la nationalité des combattants. »

    L’un des moments les plus forts ? La cérémonie de clôture.

    Récompensé comme plus jeune arbitre de la Francophonie, salué pour son niveau par les présidents de fédérations présents, Pierre a vécu un instant qu’il n’oubliera jamais :
    « Quand tu sais que la Marseillaise est là juste pour toi et que tu la chantes devant presque 1000 personnes… c’est incroyable. »

    Au-delà du prestige sportif, cette expérience l’a aussi marqué humainement. « On a vu des bidonvilles… ça m’a fait réfléchir. » Une maturité qui dépasse largement le tatami.


    Un parcours construit au Judo Club d’Annecy

    Pierre, c’est un enfant du club. Il a poussé la porte du Judo Club d’Annecy à 4 ou 5 ans. « J’y suis depuis toujours. »

    Très tôt, il s’essaie à l’arbitrage : « Je me souviens, dans les cours de John, parfois j’arbitrais les randoris… j’avais 10 ans. » Encouragé par les enseignants, accompagné sur les stages, soutenu dans sa progression, il construit pas à pas son parcours.

    Aujourd’hui arbitre départemental (F1), stagiaire F2 pour devenir arbitre régional, Pierre avait déjà terminé 3e meilleur arbitre cadet ex-aequo au niveau national l’an dernier. Mais au-delà des classements, c’est son état d’esprit qui marque.

    « Grâce à l’arbitrage, j’apprends le fair-play et j’applique les valeurs du code moral. »
    Pour lui, représenter le JCA à l’international a du sens :
    « C’est le club qui m’a permis d’en être arrivé ici. Donc oui, c’est important pour moi de les représenter partout. »
    Et quand on lui demande un mot pour le club ?
    « Merci. Vraiment merci. »


    Un message fort pour les jeunes du club

    Pierre tient aussi à transmettre un message important :

    « Le judo, ce n’est pas que la compétition. Une compétition existe grâce aux arbitres et aux commissaires sportifs. Sans eux, il n’y a pas de compétition. Le rôle d’un arbitre est tout aussi important que celui d’un combattant. »

    À ceux qui hésitent :
    « Allez-y ! Vous ne le regretterez pas. Et même si vous n’aimez pas, ce n’est pas grave : vous aurez essayé. »


    🥈 Une nouvelle performance : direction les Championnats de France !

    Comme si cette saison n’était pas déjà exceptionnelle, Pierre vient d’ajouter une nouvelle ligne remarquable à son parcours : il a terminé 2e de la Coupe du Jeune Arbitre cadet à Montélimar, se qualifiant ainsi pour les Championnats de France.
    Une performance qui confirme son sérieux, sa régularité et son engagement. Le Judo Club d’Annecy est extrêmement fier de voir l’un de ses jeunes arbitres porter si haut les couleurs du club.
    Rendez-vous après les Championnats de France pour la suite de l’aventure !

  • Thom Mougeot : du Judo Club d’Annecy aux tatamis africains

    À seulement 17 ans, Thom Mougeot vient de vivre une étape décisive dans son jeune parcours de judoka. Formé au Judo Club d’Annecy, il a décroché une magnifique 3ᵉ place lors de la African Cup Junior de Yaoundé, sous les couleurs du Burkina Faso. Un podium d’autant plus symbolique qu’il portait sur le tatami… son judogi JCA.


    Un jeune judoka formé à Annecy

    Thom a découvert, grandi et s’est construit au Judo Club d’Annecy. Le tatami annécien a été son lieu d’apprentissage, de progression et de premières victoires. Parti récemment à Grenoble pour ses études de sport, il poursuit désormais son parcours compétitif au GUC Judo, tout en continuant de porter haut les valeurs et les enseignements qui ont marqué ses années au JCA.


    Une première compétition internationale… intense

    Pour sa première apparition sur la scène internationale, Thom a dû s’adapter rapidement au niveau mais aussi au contexte exigeant de cette African Cup Junior.

    Dans ses mots :

    « Le tournoi a été un peu compliqué : les adversaires étaient vraiment très musclés et puissants, donc les combats étaient intenses. En plus, j’étais assez fatigué à cause du vol… Mais malgré tout, c’est une très belle expérience et je suis vraiment content d’avoir pu la vivre. »

    Décrocher une médaille de bronze dans ces conditions en dit beaucoup sur sa détermination et sur les qualités qu’il développe depuis plusieurs années.


    L’analyse du coach : un potentiel rare

    Son entraîneur annécien, Sylvain, revient sur cette saison et sur le chemin parcouru :

    « Cette saison a été marquante pour toi. Ta progression a été remarquable, non seulement techniquement mais aussi dans ton attitude. Tu as gagné en précision, en explosivité et en maîtrise, tout en restant fidèle à tes valeurs : respect, sérieux et envie d’apprendre. »

    Il souligne plusieurs points clés :

    • une grande capacité d’écoute,
    • un mental solide,
    • un engagement total,
    • une intelligence de combat rare pour son âge.

    Des qualités qui, pour Sylvain, dessinent un profil très prometteur :

    « À 17 ans, tu possèdes déjà les bases d’un judoka complet. Et surtout, tu as encore un énorme potentiel devant toi. Les prochaines années peuvent t’amener très loin, que ce soit en compétitions régionales, nationales ou au-delà. »


    Entre Annecy et le Burkina : une double identité assumée

    Au-delà de la performance sportive, cette compétition avait une résonance particulière pour Thom. Représenter le Burkina Faso n’est pas un choix anodin : c’est un engagement intime, familial, identitaire.

    Il l’exprime avec beaucoup de maturité :

    « Ce double attachement Annecy / Burkina, c’est quelque chose qui représente beaucoup pour moi. Annecy, c’est là où je m’entraîne, où j’ai grandi sportivement. Le Burkina, c’est mes racines, une part importante de mon identité et ce que je veux représenter sur les tatamis. Les deux me construisent et me motivent. »

    Cet équilibre entre formation française et identité burkinabè crée une trajectoire singulière et forte, qui donne tout son sens à son parcours.


    Objectifs et perspectives : viser le top 10 africain

    Pour la suite, Thom ne manque pas d’ambition :

    « Mon objectif est de rentrer dans le top 10 africain, cette année ou l’année prochaine. »

    Un cap réaliste, vu son évolution et sa capacité à performer dans des contextes exigeants. Le Judo Club d’Annecy, qui l’a vu évoluer depuis ses débuts, ne peut qu’être fier de ce chemin.


    Bravo Thom !

    Le JCA félicite chaleureusement Thom pour son podium à la African Cup de Yaoundé, pour son engagement, et pour la manière dont il porte haut les valeurs du judo… et celles du club.

    Nous lui souhaitons une très belle continuation, en France comme à l’international, et nous suivrons la suite de son parcours avec autant d’admiration que de fierté.

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